En route - go go go - on the road again !

Suivez au jour le jour, selon nos connexions internet, notre périple.

Rendez-vous le 22 juilet 2015 ou quelques jours avant pour les préparatifs...

A bientôt

Ci-contre pous pouvez voir l'heure en temps réel à Terre-Neuve (-4h30 par rapport à la France)

Voici notre trajet.

Le premier jour sera consacré aux vols, à l'attente dans les aéroports et aux transferts pour un arrivée en fin de jounrée à notre point A : Deer Lake.

Départ de Lyon direction Londres : 1h40 de vol

Départ de Londres direction St John's : 5h30 de vol

Départ de St John's direction Deer Lake (point A) : 1h10 de vol

J - 7

(mercredi 15 juillet)

Difficile de s'imaginer que dans une semaine nous serons loin de la France et loin de la chaleur !

J-3

(dimanche 19 juillet 2015)

phare de Cap Spear

 

Avec la canicule, les préparatifs prennent du retard. Aujourd'hui, il devrait faire moins chaud, ainsi nous aurons les idées un peu plus claires afin de mieux réfléchir aux affaires à ne pas oublier ! D'après la météo, il est prévu 13° en fin de semaine à Saint Anthony, un sacré choc thermique !

J-2

(lundi 20 juillet)

Voici les propos de Raphaël en me montrant cette photo : "Tiens ça me fait penser à quelqu'un ! Il va falloir que je supervise les valises "au cas où"... 

Bon, il faut bien avouer que les "au cas où" prennent souvent beaucoup de place...et ne servent pas toujours...

Aujourd'hui, contrairement aux autres années, c'est à 4 mains que nous avons rempli les valises de A à Z et le constat est comment dire... très étonnant :  Il y a encore du vide et nous sommes loin, même trés loin du poids maximum autorisé (23 kilos par valise) ! A tel point que Raphaël pense que l'on a oublié des choses !!!

2 solutions :

- soit avec la fatigue et la chaleur cette année, j'ai prêté un peu moins d'attention aux différentes tenues vestimentaires et autres "au cas où", d'ailleurs en écrivant ces lignes je me rends compte que je n'ai même pas pointé de check-list comme les autres années ! 

- soit le contrôle à la source a eu un effet radical sur les choses inutiles ou peut-être utiles (l'avenir nous le dira) qui n'ont pas été prises !

L'avantage dans tout cela c'est qu'il a été super facile de négocier pour Mathieu et pour moi, une paire de chaussures supplémentaire, ainsi qu'un tee-shirt ou deux (au cas où !).

Bon demain, on se consacre aux bagages à mains, je n'ai pas dit mon dernier mot !

Jour J - Mercredi 22 juillet 2015

Ce matin réveil dès potron minet (comme dirait Joëlle), puis départ pour l’aéroport à 4h30. Bien sûr comme à chaque fois, lors du passage de sécurité, Raphaël a fait bipper le portique ! Pourtant rien dans les mains, rien dans les poches !

Nous sommes alors montés à bord de notre avion qui a atterri 1h30 plus tard sous le soleil Londonien (eh oui Alison ;-) nous l’avons emmené jusqu’à chez vous !).

Là c’est Mathieu qui a fait sonner le portique de sécurité (c’est bien le fils de son père !). Ils lui ont fait enlever ses chaussures.Heureusement – niveau chaussettes – nous n’étions qu’au début du voyage !

Depuis nous attendons dans la zone de transit où nous commençons à échanger quelques mots avec les autochtones. Nous arrivons bien à leur parler mais nous ne comprenons pas vraiment leur réponse. Comme dit Mathieu c’est encourageant pour la suite !

Nous avons quelques heures à tuer avant de nous envoler pour St John’s à 13h00 (14h00 heures française).

A suivre...

Jour J – Mercredi 22 juillet – Suite

Rendez-vous en Terre inconnue !

Après une attente de quelques heures à l’aéroport de Londres, nous avons enfin embarqué pour St John’s sur un vol de Air Canada.

Comme pour notre voyage à Québec, il y avait « le bébé » qui faisait ses dents mais cette fois le son des écouteurs de la tablette était excellent et il couvrait bien les pleurs ! Nous avions un peu peur au départ car nous étions assis à côté de parents avec des jumelles de 10 mois. Mais elles ont été super sages et n’ont ni crié ni pleuré, elles, ouf !

L’arrivée à St John’s et le passage à la douane s’est bien passé. La douanière était ravie d’accueillir des Français ! Il faut préciser que le tourisme est encore peu développé à l’international ici. Il n’y a pas très longtemps qu’une liaison directe entre Londres et Terre-Neuve existe. D’ailleurs aucun guide touristique n’est édité mis à part un site internet. Ce sont surtout des Québécois et quelques Américains qui viennent visiter ce bout du monde.

Bon les douaniers étaient ravis de nous accueillir mais ils ont quand même fouillé un de nos sac à dos qui leur paraissait suspect au scanner… Un sachet les intriguait… Il s’agissait en fait d’un petit sac de jeux que Thomas s’est emmené, composé de petites voitures et petits avions ! Cela les a fait sourire.

C’est donc à St John’s que l’aventure a réellement commencée (au passage 12 degrès au thermomètre !), et particulièrement quand nous avons vu l’avion dans lequel nous allions voler pendant 1 heure ! On s’attendait même que Frédéric Lopez vienne nous chercher en nous disant « A cet instant, quelqu’un vous attend…Nous allons chez les Deer Lakois !» Bon, personne ne nous attendait si ce n'est le loueur de voiture "Avis" !

En grimpant dans l’appareil, je me suis dit « non mais ils se sont trompés, nous ne venons pas pour le stage commandos, il n’y a pas de parachute dans nos sacs à dos » ! Raphaël, lui s’est vu dans un film de James Bond, il trouvait que cela faisait très agent secret (j’étais donc sa James Bond girl !!!). Les garçons eux se sont dit « Est-ce que vraiment ça vole un engin pareil ?! » L’avion était si petit que j’avais l’impression d’être assise sur les genoux du pilote qui n’était qu’à 3 mètres de moi ! En tout nous étions 15.

Avant de décoller, le co-pilote (pas d’hôtesse de l’air bien sûr) est venu expliquer en anglais (bien sûr) à Mathieu qui était le plus proche de la porte de secours, comment il fallait procéder pour l’ouvrir « en cas de problème » ! Autant vous dire qu’il ne fallait mieux pas qu’il y ait un « problème » !

Le vol s’est relativement bien passé, même si le brouillard était épais, même si Thomas était un peu patraque, même s’il y avait beaucoup de secousses. Ah il fallait que tout soit bien accroché car tout tremblait de la tête au pied !

Malgré cela Mathieu et Thomas se sont endormis et ne se sont réveillés qu’une fois posés !

Nous avons bien récupéré tous nos bagages, puis notre grande voiture puis sommes arrivés à l’hôtel à minuit heure française. 

Jeudi 23 juillet 2015

Il est 4 heures du matin ici, tout le monde dort, enfin presque tout le monde ! Cela me permet donc de vous donner quelques nouvelles.

Aujourd'hui nous aurons un peu de pluie mais avec des températures stables disent-ils, prochent de 10° !

Voici notre trajet :

A bientôt !

Quelques heures plus tard...Très bon petit déjeuner salé et sucré avec une machine à pancake :

 www.youtube.com/watch?v=v5gk15lpE3E&edit=vd

Jeudi 23 juillet 2015 - Suite

C'est avec 9 degrès au thermomètre que nous avons pris la route 430 alias la route des Viking.

Pas besoin de GPS et pas de risque de se perdre car il n'y a qu'une seule route sur des centaines de kilomètres et c'est toujours tout droit ! Par contre ne pas oublier de faire le plein d'essence car les stations sont rares.

Le paysage est étonnant et impressionant, tantôt encadré par des forêts majestueuses et tantôt par des plaines désertiques. Comme en Gaspesie nous avons croisé pas mal de gros truck traçant la route à vive allure. 

Nous sommes arrivés en milieu d'après-midi dans la minuscule ville de Port au Choix balayée par les vents et la pluie. Pour la petite info historique le nom de cette ville est une déformation du nom basque "Portuchoa" qui signifie petit port. Les pêcheurs français ont beaucoup fréquenté la région tout particulièrement pour l'installation des grandes homarderies.

Il y a un joli phare à 4 km. Le sentier ne se fait qu'à pied... S'il n'y a pas d'accalmie d'ici la nuit nous irons soit demain matin soit jamais !

A suivre...

Jeudi 23 juillet 2015 - Fin de journée

Il n 'y a pas eu d'accalmie mais nous avons tout de même décidé de braver la tempête pour rejoindre le phare de Pointe Riche...mais en voiture ! Nous avions oublié que nous étions au Canada, ici leurs sentiers ressemblent à une deux fois deux voies chez nous ! Par contre avec les hivers rudes et les intempéries de ces derniers jours, les nids de poules sont devenus de vrais cratères. Heureusement que nous avons une voiture imposante et adaptée à ce genre de situation. 

Cela en valait vraiment la peine car le paysage était saisissant, dans tous les sens du terme ! Il y avait un vent glacial à décorner tout un troupeau de boeufs ! Il faisait 5 degrès mais un ressenti de -15 au moins !!! J'avais les doigs tellement gelés que j'avais du mal à prendre des photos. Nous ne sommes pas restés trés longtemps mais nous avons bien ri.  4 fous, seuls au bout d'une piste à 7 heures du soir (pour ici ça fait tard !) ! On verra si ça fait 4 enrhumés !

www.youtube.com/watch?v=w-R9qcGc3sA

Vendredi 24 juillet 2015

Aujourd'hui la météo devrait être légèrement meilleure (11 à 12 degrès) mais qu'à partir de la mi-journée... 

Alors que nous subissions la canicule en France, tout transpirant, nous nous sommes fait une promesse : ne jamais se plaindre ni de la pluie, ni du froid ! Dans ce pacte des Rousset, il y  a quand même une clause d'exception : si on dépssae  5 jours d'affilés de temps pourri de chez pourri on aura quand même le droit de râler un petit peu ! 

Le départ est prévu après le petit déjeuner direction St Anthony

 

Vendredi 24 juillet 2016

Ce vendredi matin nous nous sommes réveillés avec le soleil, quelques nuages et beaucoup de vent encore.

Nous avons donc décidé de repasser par le phare de Pointe-Riche pour faire quelques photos et vidéos. Puis nous avons continué la route des Viking avec son lot de paysage toujours aussi étonnant. Parfois nous surplombons des immenses forêts de sapins, parfois nous traversons des plaines désertiques balayées par les vents comme au Cap Nord, parfois nous longeons la mer, enfin plus précisément la fin du Golf du Saint Laurent et parfois nous traversons de minuscules bourgades dans laquelle chaque habitant a planté dans son jardin le drapeau du Canada et le drapeau de Tere-Neuve.

Nous nous arrêtons donc selon nos envies, c’est l’avantage de l’auto tour !

Juste avant d’arriver au nord de l’île de Terre-Neuve, grâce au ciel dégagé, nous avons pu apercevoir les côtes du Labrador de l’autre côté du Golf du Saint Laurent.

Notre objectif était donc de visiter l’Anse au Meadows, c’est là que les vikings ont débarqué et se sont établis vers l’an 1000. Les vestiges trouvés ici sont similaires à ceux retrouvés au Groenland et en Islande à la même époque.

Il y a donc un site historique avec une reconstitution de l’habitat des scandinaves. Ce site se trouve à l’extrémité de l’île et en arrivant au loin, la première chose qui a attiré notre œil a été un iceberg qui dérivait au large. Waouh quelle impression bizarre de voir un iceberg !

En descendant de voiture nous avons été saisis par le froid ! 6 degrés, mais là encore avec un ressenti bien plus froid à cause du vent glacial ! Nous sommes donc partis en expédition dans nos valises afin de trouver vêtements chauds, grosses chaussettes et gants (pris à la dernière minute « au cas où » !). Sur le parking, sous les yeux étonnés des autres touristes, nous enfilions couches de vêtements sur couches de vêtements !

Sur ce site historique tout est expliqué en anglais mais aussi en français (je reviendrais plus tard sur la langue). Et nous avons même eu le droit à une visite guidée en français, il y avait avec nous un couple de Québécois. La guide qui était du coin parlait plutôt bien le français, elle a vécu 9 mois à Nice pour ses études !

En fin d’après-midi nous sommes arrivés à St Anthony où nous passons 2 nuits. Nous sommes tombés dans un bouchon car il y avait un barrage de police et les policiers arrêtaient une voiture sur deux ! Glups, j’étais au volant ! Je n’avais rien à me reprocher mais j’avais surtout peur de ne rien comprendre ! Mais part chance notre voiture n’a pas été arrêtée ! Ouf !

Alors pour revenir à la langue, nous avons quelques difficultés de compréhension. Non seulement ils parlent en anglais, mais en plus ils ont un fort accent canadien qui fait qu’ils mangent leurs mots et on ne les reconnait pas tous ! Quand vraiment on bloque, nous leur demandons d’écrire et là tout devient plus limpide.

Comme nous avons une chambre appartement, avec cuisine, salon, balcon (et même un barbecue) nous avons décidé d'acheter à manger à emporter. Un subway a fait très bien l'affaire mais ce qui était typique c'est qu'il proposait des sandwichs au homard ! Notre Mathieu fan de crustacés ne s’est donc pas gêné pour en déguster un !

 

Samedi 25 juillet 2015

Aujourd'hui c'est un grand jour pour Claire-Isabelle et Simon. Malheureusement nous ne serons pas là pour partager cette joie mais nous serons là par la pensée.

Bon sang, 30 ans cela passe si vite ! Que de souvenirs Claire-Isabelle !!!

Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur !

Samedi 25 juillet

Ce matin nous partons en croisière de 3 heures à la décourverte des baleines.

A bientôt

Samedi 25 juillet 2015 - Suite

Ce matin le vent est enfin tombé et la température semble donc plus douce mais il ne fait que 8°c. La croisière prévue à 9h a été reportée d’une heure et demi car la mer était trop démontée. Notre navire a donc quitté le port pour l’océan qui nous a accueillis de bon matin avec des creux de plusieurs mètres dignes des meilleures montagnes russes. A en croire le capitaine ce n’était qu’une petite houle et la journée lui paraissait plutôt belle et calme en comparaison des jours précédents.

Après quelques minutes de navigation, deux baleines sont venues à notre rencontre. Le capitaine a coupé le moteur devant les deux mammifères décidés à passer du bon temps avec nous : pendant plus d’une heure trente elles ont joué, passant sous le bateau, ressortant en nous montrant tantôt leur dos et leur jet, tantôt leur ventre et leurs nageoires. Un spectacle ébouriffant et éblouissant. Pour la petite anecdote à deux reprises les baleines nous ont gratifiés de deux pets odorants dont on se souviendra longtemps.

Il s’agissait de baleines à bosse (appelée Humpbacks ici) qui sont des petites baleines (tout est relatif) que l'on trouve très souvent dans les eaux de Terre Neuve. Ce sont des mammifères sociaux et connus pour leurs chants et leurs techniques de chasse coopérative. Elles raffolent du capelan un poisson vivant en abondance dans les eaux de Terre Neuve (voir spécimen sur photo prise à L’Anse aux Meadows).

Nous avions déjà eu l’occasion de voir des baleines à Tadoussac mais jamais d’aussi près et aussi longtemps. C’est une expérience inoubliable.

L’après-midi nous avons été nous promener sur la côte sauvage de Saint Anthony, près du phare, sous un soleil agréable. Puis nous sommes partis rechercher des icebergs au nord de l’île. Nous avons eu la chance de trouver deux morceaux qui dérivaient. En effet au printemps et en été, des milliers d’icebergs dérivent près des côtes du Labrador vers les eaux plus chaudes du Sud-Est de Terre-Neuve. Malgré leur taille, les icebergs se déplacent une moyenne de 17 kilomètres par jour. Ces icebergs proviennent des glaciers de l'ouest du Groenland et peuvent avoir une température intérieure de -15 à -20 ° C. Seulement un quart de leur partie est visible hors de l'eau.

De retour à Saint Anthony nous nous sommes arrêtés dans un restaurant local qui ne payait pas de mine de l'extérieur, mais qui nous a régalé en spécialités de la mer : moules de Terre Neuve,  cabillaud fri et « Snow Crab » frais !

DImanche 26 juillet 2015

 

Aujourd'hui une longue route nous attend pour rejoindre le parc du Gros Morne où nous passerons 2 nuits. 

Dimanche 26 juillet 2015

Nous avons pris la route ce matin sous un beau soleil. En longeant la côte du Saint Laurent. Nous avons eu la chance de voir au loin plusieurs baleines. Au début nous nous arrêtions à chaque fois que l’on voyait une nageoire ou une queue sortir de l’eau mais à ce rythme nous n’étions pas prêts d’arriver !

A midi nous avons pique-niqué au site provincial The Arches, une roche en front de mer qui a subi l’érosion de la mer et du vent. Ensuite nous avons visité le phare de Lobster Cove Head où il y avait une reconstitution de la maison du gardien et où tout était expliqué aussi bien en anglais qu’en français. Puis nous sommes partis sur les chemins de randonnée qui longeaient les falaises, et une chose incroyable, nous avons eu presque trop chaud. D’ailleurs ce soir Raphaël a un beau coup de soleil sur le front ! Les paysages étaient encore une fois magnifiques. Nous sommes particulièrement impressionnés de voir des arbres aussi abimés, penchés ou dépouillés à cause du vent.

Nous allons passer 2 nuits dans le parc national du Gros Morne qui est classé au patrimoine mondial par l’UNESCO. Il est composé de fjords, de montagnes, de lacs et de forêts boréales. Les ours, les caribous et les orignaux sont très nombreux ici. Pour la petite info : près de 120 000 orignaux sont sur l’île de Terre de Neuve, ils descendent tous de 4 bêtes introduites en 1904 ! Nous croisons  pas mal de panneaux sur la route pour nous avertir du danger de collision.

Au repas de ce soir, Raphaël et Mathieu ont goûté à une autre spécialité du coin : le steack de caribou accompagné de la fameuse poutine ! Seulement suite à une incompréhension à la commande, la serveuse à amené 3 assiettes de poutine au lieu de 2, mais cela n’a gêné ni Raphaël ni Mathieu qui se sont partagé le festin ! Il y en a 2 qui vont bien dormir repus ! Je rappelle qu’ici, ils ne lésinent pas sur la quantité (à défaut de qualité) !

Demain, nous prévoyons une journée de petites randonnées, mais avant tout de grasse matinée. 

Lundi 27 juillet 2015

Avant de vous résumer la journée de ce lundi, il faut vous raconter la petite mésaventure qui nous est arrivée cette nuit. Alors que nous étions déjà tous dans les bras de Morphée, Thomas a été réveillé vers les 23h30 par de la pluie qui lui tombait dessus. Ils nous a donc à son tour réveillé. Non, ce n’était pas un rêve, il pleuvait bien dans la chambre. En effet la climatisation réversible qui était en hauteur au-dessus de la fenêtre et proche du lit s’est cassée provoquant une fuite importante. Nous avons donc téléphoné à la réceptionniste qui est venue avec un tas de serviettes pour éponger l’eau en promettant de faire les nécessaires dès le lendemain. Ce qui a été fait

Ce matin le ciel était plutôt couvert mais il faisait bon, 17°. Nous avons pris un petit déjeuner copieux (Thomas en enfin eu le droit à ses saucisses et ses pommes de terre !) face à la mer tout en regardant quelques rorquals au large. Pour les gens du gens coin cela parait si banal !

En fin de matinée, équipés de nos bâtons de marche nous sommes partis à l’assaut des chutes de Southeast Brook. Cette balade à travers la forêt et le long d’un ruisseau n’était pas très difficile. Au passage j’ai été encore une fois l’anti-moustique de la famille. J’avais pourtant peu de parties découvertes !

L’après-midi, après un pique-nique bien agréable le long d’un fjord nous avons randonné dans la montagne dénommée Taberlands avec un paysage unique au monde puisqu’il s’agit d’un bout du manteau terrestre (coupe de la croûte océanique). Et dans ce paysage aride pousse la plante qui est l’emblème de Terre-Neuve et Labrador : La Sarracénie pourpre, une plante carnivore de couleur bordeaux. Ce fut encore une nouvelle expérience !

Ce soir, il pleut, mais nous sommes au chaud à l’hôtel.

Demain mardi, nous allons prendre notre temps pour nous rendre à Grand Falls Windsor, ville étape

Mardi 28 juillet 2015

Mardi 28 juillet 2015

C’est sous un ciel couvert que nous avons quitté la petite ville de Rocky Harbour avec une température plutôt surprenante puisqu’il faisait déjà 17°à 10h00 !

Nous nous sommes arrêtés une dernière fois dans le parc du Gros Morne pour faire une petite balade le long d’un sentier sur les traces de Mattie Mitchell un guide Mi’kmaq reconnu comme personne d’importance historique nationale. La promenade n’était pas très longue mais suffisamment pour être de nouveau les proies des moustiques Terre-Neuviens ! Mais cette fois ils s’en sont pris aux garçons, moi j’avais prévu le foulard et une capuche , héhé !

Ensuite nous avons rejoint la transcanadienne (la grande route qui traverse Terre Neuve et qui fait office d’autoroute). Seulement ce n’est pas une autoroute et il faut bien calculer sont coup, pour le ravitaillement d’essence, le pique-nique et la pause pipi ! En effet, on peut rouler des dizaines et des dizaines de kilomètres à travers la forêt sans un seul endroit pour s’arrêter. En début d’après-midi quand nous avons aperçu de l’autre côté de la route un semblant de bâtiment et une vieille table de pique-nique nous n’avons donc pas hésité une seconde ! Après avoir pique-niqué sur le parking desert, nous sommes rentrés dans le bâtiment qui était un motel et un restaurant des années 60. Il faisait penser à un vieux road movie américain, avec du formica et de la toile cirée qui avaient bien vécu ! Raphaël et Mathieu se sont tout de même laissé tenter par une glace. En repartant nous nous sommes rendus compte que 500 mètres plus loin se trouvait une très belle aire de pique-nique avec jeux pour enfants et toutes les commodités !

Sur la route un panneau touristique (il y en a si peu) nous a indiqué « The pavillon of whale » direction King’s Point. Cela nous faisait faire un petit détour mais l’avantage de l’auto-tour c’est d’aller où on veut quand on veut. Et qu’est-ce que nous avons bien fait car oh surprise un iceberg géant se trouvait face aux maisons à quelques mètres du rivage. Quel beau spectacle !

Nous avons visité ensuite le pavillon de la baleine qui est en fait un pavillon consacré à une baleine à bosse échouée dans ce petit village il y quelques années et dont le squelette a été totalement récupéré et reconstitué.

C’est encore avec les yeux tout éblouis que nous avons quitté le petit village de King’s Point. Comme il faisait chaud (20 degrés tout de même) je voulais enlever ma veste et nous roulions au pas afin de trouver un endroit pour nous arrêter (nous étions encore sur une petite route bordée de lacs et de forêts). Soudain, Raphaël cria « Oh punaise un orignal », j’ai pu stopper le véhicule sur le bord de la route et de l’autre côté d’un petit lac se trouvait une femelle  orignal qui nous regardait. On ne sait pas qui était le plus étonné !

Pour une journée qui s’annonçait plutôt banale, nous avons été bien gâtés par dame nature !

Mercredi 29 Juillet 2015

Départ pour Twilingatte

Mercredi 29 juillet 2015

Il est 23h30 à Terre-Neuve et nous avons bien profité de la nature depuis tôt ce matin, c 'est pourquoi je serais rapide en ne mettant que des photos.

Notre B&B et son propriétaire (un papy encore dans la jeunesse comme nous a dit Thomas !) sont plutôt typiques ! Je vous en dirais plus demain. Nous restons 2 nuits ici.

Bisous

Jeudi 30 juillet 2015

Ce matin nous nous sommes réveillés, le nez chatouillé par une bonne odeur de bacon grillé et de pancakes. En effet nous sommes pour la première fois du séjour hébergés dans un B&B chez l’habitant.

Hier nous sommes arrivés dans la charmante petite ville de Twillingate. Nous nous sommes rendus au phare de Long Point situé au sommet d'une falaise appelée cap Devil's Cove Head. Accompagné d’un guide nous avons pu découvrir la tour et le passage fermé qui relie le phare à la maison du gardien. L’après-midi nous avons gravi une colline pour arriver au point de vue Pike’s Arm où nous attendait un superbe panorama à 360°.

En nous promenant vers le port de Durrell nous avons été hèlé par un skipper qui nous a entendu parler français. Il s'agissait d'un Terre-Neuvien qui avait vécu 24 ans à Montréal et donc maitrisait bien la langue française. Il nous a expliqué que cette année la saison des iceberg s'est terminée en juin. Il nous a confirmé que la vie sur l'ile était extrêmement rude.

Hier soir nous sommes retournés au Phare de Long Point afin d’admirer le coucher de soleil malgré un ciel légèrement voilé.

Donc en ce jeudi matin, où le temps est très mitigé, c’est avec appétit que nous avons été prendre notre petit déjeuner dans la cuisine de la maison, style année 50. Les propriétaires, la soixantaine bien passée, nous attendaient devant les fourneaux. Après une salade de fruits frais, nous avons pu déguster les œufs fris, le bacon et les pancake cuisinés devant nos yeux. Nous avons pu en profiter pour discuter avec Cindy, une gentille mamie, qui a été fort étonnée et ravie d’apprendre que nous venions de France. Elle nous a expliqué que les touristes qui venaient chez eux étaient surtout originaires d’Ontario et du Nouveau Brunswick. Son mari nous a dit que la population doublait en été du fait de la présence d’icebergs et de baleines dans la région. L'un des derniers iceberg est donc celui situé à King’s Point (on peut dire que nous avons eu une sacrée chance).

Ils nous ont conseillé de visiter le Centre d’interprétation des Beothuks, des indiens autochtones qui se peignaient le visage avec une pierre rouge présente dans la région, et qui a donné le nom de « Peaux rouges » aux indiens.

Le capelan (que vous avez pu voir en photo sécher sur les étales) est trés abondant sur les côtes de Terre-Neuve. Non seulement il s'agit d'un des mets préférés de la baleine mais aussi d'un poisson largement consommé par les habitants. Il est trés facile de le pécher avec une simple épuisette car à cette période de l'année, il se jette en banc sur la plage ! Son goût se rapproche du hareng. 

Vous pouvez voir notre petite viédo (venteuse) au lien suivant : 

www.youtube.com/watch?v=axrh5oDSnsY&feature=youtu.be

 

Jeudi 30 juillet 2015 – Suite

Le choc, la poisse ou la scoumoune des Rousset…

La journée avait débuté sous les meilleurs auspices et même le temps commençait à se découvrir. Nous étions donc sur la route 340 en direction de Boyd’s Cove pour visiter le Centre d’interprétation des Beothuks, à une vitesse de 60 km/heure, lorsque le choc avec la nature canadienne se produisit… En effet sur notre droite une femelle orignal a surgi à toute vitesse de la forêt et est venue heurter notre voiture de plein fouet dans un grand fracas. Aussitôt Raphaël a dévié le véhicule sur la gauche en évitant de justesse le fossé d’en face mais l’animal s’est tout de même étalé sur le capot avant de s’affaler sur la route !!! Mais miracle il s’est relevé tant bien que mal apparemment étourdi et boitant un peu puis il a filé dans la forêt sans demander son reste.

Nous nous sommes retrouvés ainsi estomaqués par le choc au milieu de cette route canadienne. Nous avons pu nous garer sur le côté droit et heureusement pour nous un couple venu de l’Ontario nous suivait avec leur voiture. Le monsieur est aussitôt venu à notre rencontre afin de vérifier si nous allions bien. Gentiment il nous a dressé un témoignage écrit de l’accident en nous précisant combien nous avions eu de la chance de nous en sortir qu’avec un peu de tôle froissée. Il y a environ 700 collisions par année entre des originaux et des véhicules sur les routes de Terre-Neuve. Il y a plus d'orignaux à Terre-Neuve que dans tout le territoire du Québec, qui est 15 fois plus grand. Rappelons que ces grands cervidés peuvent peser plus de 700 kg. Ils sont réputés particulièrement stupides, nous avons pu le constater car il s’est littéralement jeter sous nos roues (à moins qu’il était suicidaire !). Nous qui le trouvions plutôt mignon il y a 3 jours encore, au bord de son lac ! Aujourd’hui, nous avons un peu changé d’avis…

Nous sommes donc retournés à Twillingate, avec une portière et une aile enfoncées, une vitre du côté du passager bloquée et un rétroviseur désaxé. Nous avons alors entrepris les déclarations d’usage auprès du voyagiste, de l’assurance et de la police montée canadienne. Les policiers nous ont gentiment accueilli et ont pris note de notre mésaventure qui servira probablement pour leurs statistiques annuelles qui étaient encore bloquées à zéro depuis le début de l’année pour la région de Twillingate !

Nous passerons les détails des appels passés et qui ont consommé au passage tout mon forfait, mais quand nous avons annoncé notre mésaventure au monsieur de l’assurance Visa assis derrière son bureau en France, celui-ci a eu un temps d’arrêt et s’est demandé si ce n’était pas une blague  « Vous pouvez répéter ? Un quoi, un orignal ? Ou ça, à Terre-Neuve ? Quelles sont les coutumes des indigènes là-bas en cas d’accident de voiture ?!!! » Euh faudrait peut-être sortir un peu de ta ville mon gars ! Bon je le comprends, il ne devait pas s’attendre à une pareille déclaration ! Mais nous n’avions pas vraiment envie de rire quand il  nous a dit que le type de véhicule, Jeep – 4x4, n’était pas pris en compte dans notre assurance !!! Euh, mais il n’y a que ça ici Monsieur !!! Ils ne proposent pas de Smart chez le loueur !!! Bon ce ne sont que des problèmes administratifs et pécuniers, rien de grave en somme.

Ceux qui nous connaissent ne trouveront finalement pas cette (més)-aventure étonnante au vu de notre passif lors de nos précédentes vacances !!!

La probabilité de renverser un orignal était tout de même extrêmement faible mais les Rousset l’ont fait !

Le temps de la frayeur passé nous avons révisé notre objectif du jour en nous rendant à Durell, la ville voisine pour découvrir le petit musée sur l’ours polaire et les volontaires des Première et Deuxième guerre mondiale. En fait d’ours polaire il n’y en a qu’un, empaillé à l’entrée. Il s’agit d’un ours blanc qui a été aperçu en mars 2000 à Durell et confondu tout d’abord avec un chien avant que les pécheurs ne se rendent compte qu’ils s’attaquaient au stock de poisson et devenait dangereux pour la population.. Devant la menace, il a été décidé de tuer l’ours, qui est resté dans le musée comme un rappel au danger de la nature. L’autre partie du musée était consacrée à une organisation pour la jeunesse de Durell, créée en 1908 par des vétérans de la guerre des Boers. Les jeunes canadiens pouvaient participer à des activités sportives, physiques et de pèche dès l’âge de 10 ans. Lorsque la Première guerre mondiale a éclaté tout naturellement ces jeunes se sont enrôlés pour combattre sur le front français. Lors de la Deuxième guerre mondiale, la jeunesse de Durell n’a pas hésité à poursuivre l’exemple de leurs aînés pour libérer l’Europe.

Pour terminer notre journée nous sommes partis vers un point de vue de Twillingate pour guetter quelques baleines depuis la côte. Nous avons alors pu voir au loin une baleine qui tapait sa queue dans l’eau à maintes reprises, offrant un magnifique spectacle, que je me suis empressé à vouloir photographier. Malheureusement, notre carte mémoire était restée dans l’ordinateur (pour récupérer les photos de l’accident) et l’appareil n’a voulu prendre aucun cliché de la baleine. Par contre, Raphaël avait un deuxième appareil, plus petit avec un zoom moins puissant mais qui faisait très bien « l’affaire », seulement panne de batterie pile au bon moment. Non mais y a des jours comme cela où on ne peut pas lutter contre les éléments ! Du coup nous avons photographié ces images incroyables avec nos yeux, et finalement c’est peut-être la plus belle chose pour notre mémoire.

Aperçu de la taille d'un orignal. "Le nôtre" qui devait être une femelle était un peu moins grand, mais tout de même impressionnant !

 

Demain nous reprenons la route pour Clarenville en espérant ne plus voir d’orignaux ailleurs que sur les panneaux de signalisation…

 

Notre hébergement porte le nom de Rum Runners Roost qui est le nom donné à un petit navire de contrebande qui effectuait la liaison avec Saint Pierre et Miquelon lors de la prohibition afin de ramener au Canada l’alcool français. Il a été réquisitionné pendant la Seconde guerre mondiale pour servir de démineur...Etait-ce une punition ?!

 

Vendredi 31 juillet 2015

Nous prenons la route pour Clarenville

16 ans de mariage aujourd'hui et 20 ans de vie commune ! Que du bonheur et quelques péripéties au compteur !

Vendredi 31 juillet 2015 - Suite

Après avoir bénéficié une nouvelle fois d’un fabuleux petit déjeuner « maison » servi par nos hôtes, nous avons quitté Cindy et Heiko. Sur notre route nous nous sommes arrêtés au Centre d'interprétation des Beothuks à Boyd's Cove (des indiens qui se peignaient le visage grâce à une roche rouge pour se protéger du soleil, et que l’on surnommait les peux rouges).

Sur ce site se trouvait il y a 300 ans, un village de Béothuks dont la dernière représentante Shanawdithit est décédée en juin 1829 à St John's. Une statue est d’ailleurs présente sur le sentier du centre. Tous les indiens ont été décimés soit par la guerre avec les européens soit par les maladies apportées d’Europe et dont ils n’avaient pas les plantes pour se soigner.

Nous avons poursuivi notre route vers la ville de Gander où nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer dans un froid sibérien au parc de Cobb’s Pond. Curieusement nous étions les seuls emmitouflés et grelotant de froid, tandis que les habitants circulaient dans le parc en tee-shirt, shorts et tongs. Ils sont vraiment élevés à la dure ici ! Le parc qui est financé par un groupement d’entreprises était absolument impeccable. Nous avons d’ailleurs été très amusés de voir un agent de propreté passer un aspirateur de feuilles alors qu’il n’y en avait pas une seule à terre !!!

Nous avons ensuite visité le North Atlantic Aviation Museum. La collection du musée se concentre sur l'histoire de l'aviation à Gander et son rôle joué lors de la Deuxième guerre mondiale dans la production d’avions pour l’Angleterre. L’exposition montre également le développement de l’aviation civile et une pièce d’une des tours jumelles du World Trade Center, donnée par les USA au CANADA pour son assistance lors du 11 septembre 2001. Les enfants ont apprécié ce musée, les différents avions exposés à l’extérieur et à l’intérieur et notamment le simulateur de vol, ainsi que le DC-3 dont la queue et située à l’entrée et le cockpit (visitable) à l’arrière du bâtiment.

Poursuivant notre route nous avons traversé le parc de Terra Nova, encore une fois très nature, avant d’atteindre notre destination : Clarenville.

Pour fêter notre anniversaire de mariage nous avons dîné au restaurant de l’hôtel qui était particulièrement bon et fin, ce qui nous change des repas de pêcheurs ou de bucherons canadiens jusqu’alors consommés.

Depuis notre rencontre inattendue avec l’orignal suicidaire nous redoublons d’attention sur la route à tel point que de loin cette après-midi j’ai confondu un cycliste avec un orignal  en criant « oh punaise » !!! Il y a tellement peu de cycliste ici !

Nous croisons régulièrement sur les abords de la route (sauf sur la transcanadienne) de minuscules jardin cultivés. Il peut y avoir, des salades, des haricots, des pommes de terre ou quelques choux. C’est une coutume ici à Terre-Neuve car la terre y est fertile. Ce qui est étonnant c’est qu’ils n’ont pas de jardin chez eux mais viennent cultiver le leur au beau milieu de nulle part à des kilomètres de leur habitation.

Connaissez-vous Mony ?

C’est une histoire que nous a raconté Cindy au petit déjeuner et qui a fait le tour de Terre-Neuve et de la communauté scientifique du monde.

Change Islands au nord de Twillingate est connue pour ses élevages de poneys. Lors de l’hiver dernier, un orignal a été surpris en train de « fricoter » avec une poney femelle. Quel ne fut pas l’étonnement du propriétaire du poney lorsque cette dernière a mis bas en mars d’un poulain nouveau-né hybride aux jambes plus hautes que la normale. Depuis, il est apparu sur la tête de l'animal des «excroissances» qui semblent bien être les débuts de bois. Les scientifiques sont à ce jour très surpris de la bonne santé de ce poulain pas comme les autres !

Nous restons 2 nuits à Clarenville. Demain samedi, nous allons passer la journée sur la côte de Bonavista

Samedi 1er août 2015

La journée a commencé sous un ciel gris, du brouillard et une légère ondée. Pas de chance, juste le jour où nous avions prévu de nous rendre à une des extrémités de l’ïle : Bonavista…

Sans nous décourager pour autant nous avons tout de même pris la route. Après nous être ravitaillés dans le supermarché local pour le pique-nique du jour, et après avoir traversé des zones de brouillard très dense, c’’est sous la pluie que nous sommes arrivés à Trinity à une soixante de kilomètres de Bonavista. Trinity est un lieu historique national avec des reconstitutions théâtrales de la vie d’antan. Après quelques photos rapides nous avons continué notre route pour découvrir le phare de Fort Point. Comme le tourisme n’est guère développé à Terre Neuve, les panneaux indicateurs sont très rares. C’est pourquoi nous nous sommes perdus pour atterrir au milieu de nulle part à Old Bonaventure. Ce petit village a cependant été le lieu principal d’une série appelée « Random Passage » qui suit le parcours d'une femme courageuse qui quitte l’Angleterre pour Terre-Neuve.

Nous avons donc fait demi-tour, tandis que la pluie venait de cesser et le brouillard de se lever, pour enfin trouver le phare de Fort Point (par une route de plusieurs kilomètres non bitumée). Ce phare se trouve à l’emplacement d’un ancien fort militaire britannique détruit par les Français en 1762 lors de la Guerre de Sept ans. Nous étions les seuls visiteurs. La dame qui faisait payer le droit d’entrée était seule et faisait du tricot et du canevas pour occuper ses journées (elle préparait un grand tableau pour le noël prochain !). Comme dit Thomas, « Elle n’a ni ordinateur ni tablette, mais comment elle fait ? Cela a dû lui faire plaisir de nous voir ! »

La journée étant déjà fort avancée nous avons décidé de remettre la visite de Bonavista à dimanche et d’aller voir le Phare de King’s Cove. Encore une fois c’est par hasard que nous avons trouvé le chemin qui conduisait au phare : cette fois c’était un petit sentier côtier de 1,7 km qu’il fallait suivre à pied. Au retour, Mathieu a été victime d’une attaque d’une guêpe qui l’a piqué au-dessus de l’œil ! Il a tellement crié fort qu’on ne risquait pas de se faire attaquer par un ours ! Heureusement nous avions tout le nécessaire pour le soigner, même la pince à épiler qui a surtout servi à lui enlever plusieurs sourcils sans jamais trouver le dard qui n’a pas dû être planté. C’est donc avec un œil tout gonflé qu’il a fait le voyage retour. Mais ce soir cela va déjà mieux.

A bientôt

        

La ville de Trinity que nous avons visite samedi 1er août occupe un promontoire sur la péninsule de Bonavista. Son site fut baptisé ainsi par l’explorateur Gaspar Corte Real, qui, le dimanche de la Trinité de l’an 1 501, en explora la baie. Grâce à la pêche abondante et aux relations commerciales entretenues avec Londres, alors la métropole, Trinity a vécu dans une certaine prospérité. Par ailleurs, Trinity a été, en 1615, le siège de la première cour maritime de l’histoire du Canada; la cause entendue opposait les pêcheurs locaux aux pêcheurs saisonniers.

 

Aujourd'hui nous rejoignons la capitale de Terre-Neuve : St Jonh's (avec une population d'un peu plus de 100 00 habitants)

Dimanche 2 août 2015

La journée a commencé sous un beau ciel bleu. Par contre nous avons retrouvé du brouillard en traversant les quelques petits cols qui nous menaient à Bonavista.

En route nous nous sommes arrêtés pour visiter des villages tel que Port Union et Elliston. En fin de matinée nous sommes arrivés au superbe phare rouge et blanc de Cape Bonavista. Le brouillard n’était pas encore tout à fait levé mais le soleil n’était pas loin. Nous avons visité l’intérieur où étaient reconstituées les pièces de l’habitat du gardien et de sa famille au 19ème siècle. C’est le premier phare que nous visitons (phares français y compris) qui n’utilise pas le système de lentille à réflexion dit de Fresnel.

A notre sortie le soleil avait enfin percé, nous offrant un magnifique spectacle. Sur le rocher en face du phare se trouvait une colonie de macareux, petit oiseau noir et blanc au bec orange. Nous avons pu nous balader le long de la falaise en faisant beaucoup de clichés puis nous avons pique-niqué sur place.

Cet après-midi, nous avons visité la ville de Bonavista ainsi que le bateau (une réplique) de Jean Cabot, un explorateur Vénitien, qui a découvert Terre-Neuve. Son bateau se nomme « The Matthiew ». Le bateau se trouve dans son hangar construit pour l’occasion.

Ensuite 3h30 de route nous attendaient jusqu’à note hébergement de St Jonh’s capital de Terre-Neuve où nous passerons 3 nuits puis une autre nuit à notre retour de St Pierre et Miquelon.

Sur notre trajet, nous avons encore longé des centaines de lacs plus ou moins grands. Les Terre-Neuviens étaient de sortis aujourd’hui, en voiture, à pied, en canoé, en jet ski et même certains se baignaient ! Pourtant l’eau ne devait pas être très chaude…

C’est la première journée où nous avons vu autant de monde au kilomètre carré !

Contrairement à ce que nous pensions, Terre-Neuve n’est pas une terre plate. Elle n’a pas forcément de hautes montagnes, la plus haute ne dépasse pas 1 000 mètres mais elle est vallonnée d’est en ouest et du nord au sud. Il y a des portions de route où nous passons entre la roche et d’ailleurs le surnom de cette ile est « The Rock »

Dans notre nouvel hébergement qui est un peu à l’extérieur de la ville, la connexion internet est très difficile, un comble alors que nous retrouvons « la civilisation ».

Nous allons consacrer notre lundi et notre mardi à la visite de St Jonh’s et ses environs puis mercredis nous rendons la voiture et prenons l’avion pour Saint Pierre et Miquelon. Nous reviendrons vendredi pour passer encore la journée de samedi à St Jonh’s et nous repartirons dans la nuit de samedi à dimanche via Londres.

A bientôt…

    

   

Bonavista et Jean CABOT :

Jean (ou John) Cabot a-t-il vraiment ouvert la voie aux grandes découvertes du Canada ? Les Terre-Neuviens jurent que oui et soutiennent que c’est à Bonavista que Cabot et son équipage se sont arrêtés pour la première fois, à l’été 1497, après une traversée de l’Atlantique depuis Bristol, en Angleterre. En réalité, personne ne connaît vraiment le point d’arrivée de John Cabot au Nouveau Monde. Bonavista dispute cet honneur à quelques autres lieux le long des côtes canadiennes. Quoi qu’il en soit, c’est à Bonavista que les Terre-Neuviens et les Labradoriens ont célébré en grande pompe, en 1997, le 500e anniversaire de l’arrivée de Cabot. Le village de Bonavista constitue la plus importante communauté de la péninsule du même nom. Ses jolies résidences, vivement colorées, s’entourent de paysages vallonnés qui bordent un port très actif. Bonavista servit aux pêcheurs de toutes nationalités tout au long du XVIe siècle, avant que les Anglais ne s’y installent vers l’an 1600. Au début du XIXe siècle, le gouvernement de Terre-Neuve a commencé à élever des phares le long des côtes de l’île afin d’y sécuriser la navigation. En 1843, le premier phare de la côte nord de l’île a été construit sur la pointe de Cape Bonavista.

St. John’s :

C'est capitale de Terre-Neuve, elle occupe un site spectaculaire sur la péninsule d’Avalon, à l’extrême est de l’île et du Canada. La ville est construite en amphithéâtre aux abords d’une rade fort bien abritée qui donne sur l’océan Atlantique par un étroit chenal, The Narrows;

St. John’s est avant tout une ville portuaire. Derrière le port se cache une ville charmante dont les rues sinueuses sont flanquées de coquettes maisons de bois aux couleurs éclatantes. Dès le XVe siècle, le site de l’actuelle ville de St. John’s était fréquenté par des pêcheurs européens de diverses nationalités. En 1583, Sir Humphrey Gilbert prit officiellement possession du port et du reste de l’île de Terre-Neuve au nom de la reine d’Angleterre. Par la suite, la ville a maintes fois été au coeur des rivalités franco-britanniques et, à trois reprises, tomba aux mains des Français. Des travaux de fortification, sur Signal Hill, ont alors été entrepris pour la protéger. Vaincus à Québec et à Louisbourg quelques années auparavant, les Français parvinrent à prendre St. John’s pendant quelques mois, avant d’être défaits par les troupes anglaises du lieutenant-colonel William Amherst... Adieu Terre-Neuve ! On n'y parlera pas français !

Lundi 3 aout 2015

Le soleil a éclairé notre journée qui a sans aucun doute été la plus chaude de notre séjour (27 degrès !).

Au réveil, nous avons découvert notre Mathieu avec l’œil gauche fermé par une paupière qui avait gonflée sous l’effet de la piqure de guêpe...Alors que la veille il n'avait quasiment plus rien. On a donc décidé de chercher une pharmacie en ville lors de notre visite de St Jonh's.

Nous avons laissé la voiture sur le parking de l’hôtel et nous nous sommes débrouillés avec les transports locaux. Nous avons pris le bus depuis notre hôtel pour notre rendre à Downtown, c’est-à-dire le centre-ville de St John’s. Lorsque nous avons voulu payer avec un billet de 10 dollars, la conductrice nous a indiqué qu’il était obligatoire de faire l’appoint en jetant les pièces dans une sorte de monnayeur, mais nous n’avions pas de monnaie ! Elle a tout de même démarré alors Raphaël s'est mis debout au milieu du bus et a décidé d’héler les passagers, tel un quémandeur dans un métro parisien : «  I’m French and i need your help ! I have no coin for the bus ». Les enfants et moi nous nous sommes faits tous petits (non, non nous ne connaissons pas cet homme) ! La conductrice, sans doute gênée par cette initiative peu conventionnelle, a appelé Raphaël en lui disant qu’elle était d’accord de nous conduire gratuitement jusqu’à son terminus où nous pourrions nous faire de la monnaie pour prendre notre correspondance !!! Après avoir réussi à nous procurer des pièces, nous avons donc pris notre correspondance qui nous a déposé au centre-ville. Pour demander l’arrêt, il faut tirer sur un câble qui traverse tout le bus, c’est assez original !

Nous avons redécouvert la vie citadine que nous avions oubliée depuis près de deux semaines. C'est incroyable ce changement d'environnement. Nous avons l'impression d'avoir changer de pays !

Nous avons été surpris de trouver de nombreux monuments faisant référence à la Première Guerre mondiale mais surtout à la Deuxième en insistant notamment sur le rôle essentiel de St John’s dans la bataille de l’Atlantique à partir de 1942. En effet la ville a servi de port d’accueil pour de nombreux navires britanniques pris en chasse par les U-Boats allemands.

Puis nous avons visité la deuxième basilique catholique du Canada après celle de Montréal.

A midi nous sommes arrêtés dans un immeuble de bureaux où le rez de chaussé était consacré à un espace de restauration. Comme à Montréal il est possible de commander son plat dans un des nombreux restaurants de tous types puis de s’asseoir à une des tables disposées au centre de l’espace.

L’après-midi nous avons décidé de nous rendre à Signal Hill, la colline située au nord de la ville. Comme nous n’avions pas de voiture nous avons opté pour le taxi qui est une institution ici et surtout qui n’est guère plus cher que le bus. Il suffit de le héler dans la rue, à l’américaine, et pour à peine plus de 10 dollars être conduit à l’autre bout de la ville.

Signal Hill domine l’entrée maritime de la ville et la cité elle-même depuis la tour Cabot. Il s’agit d’un ancien fort britannique pris plusieurs fois par les Français avant d’être définitivement anglais. Cette colline doit son nom au fait qu’elle a servi de moyen de communication. Les canons tiraient pour marquer les heures et également en cas d’incendie. La ville a en effet été détruite en 1892 par le grand incendie. Par la suite, des rues plus larges ont été tracées pour empêcher le feu de se répandre entre les pâtés de maisons.

De retour en ville nous avons admiré les fameuses maisons aux façades colorées, perchés dans des rues pentues ressemblant à celles de San Francisco.

Nous avons dîné dans un restaurant où Mathieu a pu se régaler devant un homard entier (lobster), dont le prix est équivalent à un steak. Puis nous nous sommes dirigés vers Georges Street, la rue la plus animée de St John’s, que nous avions pu traverser le matin. Mais en arrivant à hauteur de la rue, nous avons été surpris de voir qu’elle était interdite aux moins de 19 ans avec un contrôle à l’entrée. En effet de nombreux pubs et discothèques y sont présents.

Nous sommes de retour à l’hôtel. Les enfants et nous mêmes avons mal aux pieds. La paupière de Mathieu a dégonflé. En effet nous avons profité lors de notre virée à St John’s pour demander l’avis d’un pharmacien qui nous a prescrit un cachet qui a largement commencé à faire effet.

A bientôt

Les Mummers :

Il est fréquent de trouver dans les boutiques des petites figurines représentant des personnages ayant une cagoule sur la tête. Il s’agit d’une tradition de Noël propre à Terre Neuve. En effet entre le 26 décembre et la fête des Rois, les Terre-Neuviens se déguisent (les femmes en hommes et les hommes en femmes), parcourent les quartiers en faisant tinter le ugly stick, un bâton auquel sont attachés des clochettes et des objets qui font du bruit. On les appelle les mummers. Ces fêtards vont d'une maison à l'autre, frappent aux portes, entrent dans les cuisines, jouent des instruments de musique, dansent et chantent jusqu'à ce qu'on les démasque. Si les hôtes ne parviennent pas à les démasquer, ils doivent les suivre dans leur tournée festive.

 

Mardi 4 aout 2015

C’est avec les yeux bien brumeux que nous commençons notre journée, après une nuit américaine mouvementée. En effet alors que nous dormions tranquillement nous avons été réveillés à 2 h 30 par des éclats de voix sur le parking de l’hôtel. Sans doute des fêtards qui après une soirée bien arrosée passée à Georges Street rentraient se coucher. Quelques minutes plus tard ces mêmes voix ont retentit dans notre couloir. Sur les 450 chambres de l’hôtel, il était peu probable que les fêtards s’installent juste dans la chambre voisine, et bien si !!! Ils ont continué de discuter, ou plutôt parler très fort (car « l’américain » parle fort, il ne sait pas chuchoter), de rire et de choquer les quelques dernières bouteilles de bière qui leur restaient.

N’en tenant plus, Raphaël a été leur demander de s’arrêter, mais après quelques minutes les éclats de rire et de voix ont repris avec en plus de la musique. Raphaël est donc descendu à l’accueil pour demander au concierge d’intervenir et les fêtards ont enfin cessé leur bruit à 5h30 du matin !!!

L’accueil vient de nous assurer que ces abru** partaient ce jour et que nous n’aurions pas à supporter une autre nuit comme celle-ci. Nous qui avions opté à l’arrivée pour le 4ème étage censé être plus calme, par rapport au 2ème où se trouve la piscine, pas de chance !

Nous avons remarqué que le nord-américain en général est un sans gêne, égoïste, il parle fort à tout heure, il se baigne dans le jacuzzi de l’hôtel avec sa boisson à la main et ses chips, il trouve normal de salir l’ascenseur en laissant papier et gobelets. C’est vraiment un trait commun que nous avons retrouvé tout au long de notre séjour.

Mardi 4 août 2015 - Suite

Ce matin encore le soleil nous attendait au réveil. Nous avons pris la voiture pour découvrir les alentours de St John's et notamment le petit phare de Amherst que nous voyions hier depuis la tour Cabot. Ensuite nous avons pris la direction du site de de Cape Spear. Ce qui est étonnant c'est que la forêt et les lacs sont déjà présents à la sortie de la ville. Le site était splendide sous le soleil et contrairement aux autres sites il y avait déjà beauoucp de touristes. A Cape Spear, nous nous trouvons à l'endroit le plus à l'est du continent américain, et ce qui est drôle c'est que nous sommes plus près de la France que de Vancouver.

Il se fait tard et demain nous partons tôt pour Saint Pierre et Miquelon. Nous n'avons pas encore eu le temps de trier les photos que nous mettrons en ligne plus tard.

Mardi 4 aout 2015 - Suite 2

Petit retour sur la journée d’hier. Le matin nous avons pris la direction du phare de Amherst qui est situé sur le site d’une ancienne batterie de canons construite au 17ème siècle pour protéger St John’s des Français et des pirates. Puis un fort y a été construit portant le nom du défenseur de St John’s face aux prétentions françaises sur l’île. Ce fort a repris sa vocation militaire lors de la Deuxième guerre mondiale lors de la bataille de l’Atlantique. Depuis seul subsiste un petit phare.

Nous nous sommes après dirigés vers Cape Spear. Ce magnifique site accueille un phare construit en 1835 pour signaler l’approche du port de St. John’s. Il s’agit du plus vieux phare du Canada, en fonction jusqu’en 1955 où un second phare a été établi plus conforme aux autres phares canadiens.

Lors de la Deuxième guerre mondiale des troupes canadiennes se sont installés à Cape Spear. On raconte qu’à cette époque un sous-marin allemand aurait fait surface dans les eaux de Terre neuve, mais aucun coup de feu n’a été tiré. Selon les rapports allemands le sous-marin aurait bénéficié par une belle journée ensoleillée de beaucoup de chance devant des Canadiens qui n’auraient pas osé tiré, alors que selon les troupes canadiennes la côte couverte de brume aurait empêché de distinguer clairement les Allemands et donc de leur tirer dessus. Personne n’a jamais su la vérité !

Nous avons eu le droit à une visite guidée en français (quel plaisir d’entendre parler français !). La guide a fait ses études en France et a de la famille à Rouen et à Lyon ! Elle nous a dit que nous étions les 2ème de la région de Lyon à venir cette année. Elle nous a expliqué la vie des gardiens de ce phare. Le métier s’est perpétué de père en fils sur 7 générations ! C’était un travail extrêmement difficile mais très bien payé, de plus ils étaient logés et nourris (par contre le ravitaillement ne se faisait que 2 fois par an !) C’est la mère de famille qui éduquait les enfants jusqu’à leur 10 dixième année environ ensuite ils partaient étudier à St Jonh’s. Un gardien de phare devait être instruit. Le dernier gardien de la famille est parti à la retraite en 1997 et a été remplacé par un système automatisé.

C’est avec de belles images et histoire en tête que nous sommes retournés à l’hôtel pour cette fois passer une nuit calme !

Mercredi 5 août 2015

Mercredi 5 aout 2015 - Suite

Après avoir déposé la voiture à l’aéroport et un vol de 45 minutes sur la seule compagnie qui va à St Pierre (Air St Pierre) nous avons foulé le sol français avec joie. C’est en effet avec un réel plaisir que nous avons entendu parler français, et vu des affichages et panneaux écrits dans la langue de Molière. Un autre élément nous a permis de vérifier que nous étions en France. Alors qu’à St John’s les taxis sont tous alignés à l’aéroport dans l’attente d’un client, ici les taxis arrivent au goutte à goutte et c’est le premier qui lui court après qui l’a !

Nous sommes arrivés à notre hôtel en face du port malheureusement baigné par le brouillard. Nous avons eu droit à quelques rayons timides du soleil mais pas suffisamment pour dégager la vague brumeuse qui a envahi l’archipel. Heureusement le soleil se trouve dans le cœur des Saint Pierrais qui sont très accueillants et qui engagent la conversation très facilement. Nous avons commandé un tour personnalisé de l’île en van avec une guide qui nous a expliqué la vie de ce territoire français tout en nous faisant découvrir l’Anse de Savoyard à l’est et le Cap aux Basques. Cette visite de l’ile de presque 2 heures a été super intéressante. La guide nous a conseillé un mignon salon de thé où nous avons pu déguster de vraies pâtisseries françaises et un vrai chocolat chaud !

Ce soir nous avons déambulé un peu dans la ville qui compte 6 000 habitants mais qui est doté de nombreuses infrastructures. Contrairement à l’image que l’on s’en faisait elle est moderne et jeune.

Demain nous continuerons notre découverte puisque nous ne repartons que vendredi en fin d’après-midi.

Le Tambour...

Un élément des maisons de l’Archipel que les habitants indiquent comme étant unique est le porche en bois facilement démontable des bâtiments appelé : tambour. Il s’agit d’un ensemble de panneaux munis d’une porte assemblée devant une entrée afin d’empêcher le froid ou le vent de pénétrer. L’arrêté municipal de 1851 en limitait l’utilisation pour des raisons esthétiques : aucun tambour ne devait être placé avant le 1er novembre et devait être enlevé le 15 avril au plus tard. Ce n’est qu’à partir de 1929 que le tambour put rester toute l’année à condition qu’il fût correctement vitré.

Saint-Pierre-et-Miquelon constitue le dernier fief de l’Empire français en Amérique du Nord. L’archipel forme aujourd’hui un département français d’outre-mer dont la population s’élève à 6 000 habitants à S Pierre et 200 à Miquelon. Ils sont principalement d’origines basque, bretonne, normande et acadienne. Le drapeau de l’ile rappelle toutes ces origines.

L’économe maritime à laisser la place à une économie touristique et administrative. De nombreux services d’Etat sont présents ici : Préfecture, gendarmerie, éducation nationale, chambre de commerce et d’industrie, EDF poste etc.

Un nombre important de produits sont directement importés de la métropole mais aussi de la ville d’Halifax au Canada. 

Jeudi 6 août 2015

En ce jeudi encore brumeux nous avons décidé de nous rendre au musée de l’Arche. En fait le bâtiment abrite à la fois le service des Archives et le Musée  de Saint-Pierre et Miquelon. Nous avons opté pour la visite guidée et avons bénéficié d’un regard particulièrement passionnant de notre guide. Celle-ci nous a expliqué l’histoire de l’archipel, de l’âge d’or de la pèche des années 20 à son rôle dans le trafic de la prohibition américaine et canadienne, puis le déclin de l’activité économique après le moratoire sur le pèche à la morue en 1992. Nous avons pu admirer la superbe toile représentant la vie à Saint Pierre, qui a été présentée lors de l’exposition universelle de Paris en 1885, ainsi que des représentations de la vie locale. L’après-midi, nous avons réalisé avec la même guide une boucle à travers les quartiers de la ville pour découvrir différents thèmes de l’histoire et du patrimoine de Saint-Pierre. Cette journée fut particulièrement intéressante et les anecdotes sont bien trop nombreuses pour être listées.

Depuis sa reconnaissance officielle par Jacques Cartier, Saint Pierre et Miquelon a été 5 fois anglais mais repris à chaque fois par la France. Avant de porter le nom qu'on lui connait l'île s'appelait l’archipel des Onze Mille Vierges. Ce nom fut donné en raison des nombreux îlots présents dans la zone par le Portugais João Álvares Fagundes lors de son passage le 21 octobre 1520, le jour de la Sainte-Ursule, sainte patronne des vierges martyres. Depuis les habitants surnomment l'archipel le Caillou. Le Caillou blanc existe bien : il s'agit d'un rocher blanc flanqué dans la colline et qui sert de repère aux marins.

Vendredi 7 août

Nous passons notre dernière journée à Saint-Pierre et Miquelon qui sera consacrée essentiellement à l'île aux marins. Puis nous rentrons sur St John's pour notre dernière nuit en territoire canadien.

Vendredi 7 août 2015 - Suite

« C’est la plus belle journée de l’été ! » C’est ainsi que nous avons été accueilli ce matin par le guide qui nous a conduit à l’île aux marins aujourd’hui une commune sans mairie ni habitant, si ce n’est quelques St Pierrais en résidence secondaire durant les mois d’été. Après un aller/retour en zodiac, avec Mathieu et Thomas un peu angoissés, nous nous sommes laissés guidés sur une île baignée de soleil. De retour à Saint Pierre nous avons flâné dans les rues, passant tour à tour devant les anciennes salines où quelques petites embarcations bronzaient au soleil, la villa préfectorale ainsi que de nombreuses maisons typiques. Puis l’heure du retour sur St John’s a sonné. Nous avons donc pris l'avion qui au bout de 39 minutes nous déposait sur le sol canadien sous un soleile radieaux. Et pourtant nous avons eu droit à des trous d’air dignes des grands huits de la foire du trône.

Dans l’île de Saint Pierre la Poste est une institution : il n’y a aucune boite aux lettres aux maisons car il n’y a pas de distribution. Chaque habitant doit se rendre à la Poste pour y récupérer son courrier. Autre particularité dans l’île : les programmes de télévision métropolitains diffusées par France Télévision sont décalées de 4 heures pour permettre aux Saint Pierrais de voir à 20 h le journal télévisé et non pas à 16 h !

 

Il est possible de voir au musée de l'Arche une guillotine, car l'île a connu une exécution en 1889. Suite à une rixe qui a mal tourné, deux individus ont tué un marin qui vivait à l'île aux chiens (ancien nom de l'île aux marins). Rapidement capturés les criminels sont confondus et l'un d'entre eux, Joseph Neel, condamné à mort. Comme il n'y avait pas de guillotine sur l'île, les pouvoirs publics en font venir une des Antilles. Une guillotine, mais pas de bourreau ! Or le Gouverneur ne trouva aucun homme qui voulut bien consentir à remplir cette triste besogne, et même parmi les militaires sur place aucun ne voulut sans charger. Le Procureur de la République réussit enfin à tirer tout le monde d’embarras en contraignant un certain Jean-Marie Legent, marin pêcheur condamné récemment à trois mois de prison pour vol, à assurer l’exécution contre sa liberté et une forte somme d'argent. Hélas pour lui les choses ne se passèrent pas aux mieux. La guillotine ne fonctionnant guère le couperet ne permis pas une exécution nette et le bourreau de fortune du finir sa tâche au couteau. L’opinion publique fut tellement choquée que plus personne ne voulut employer le sieur Legent ni accepter son argent. Il dû rentrer en France pour se faire oublier. Après cet incident, l’administration fit venir une guillotine neuve pour l’île mais celle-ci ne servit jamais et finit son existence au musée de l’Arche.

Saint Pierre et Miquelon n'a pas été épargnée par les deux guerres mondiales. Lors de la Première Guerre les hommes qui sont partis se battre sur le front n'avaient jamais effectué de service militaire. En effet pour maintenir les hommes sur l'archipel l'Etat français avait décidé de les exempter. Hélas pour eux il a tout de même fallu rejoindre le front, comme d'autres colonies d'ailleurs, pour combattre les Allemands. Lors de la Seconde Guerre l'île de Saint Pierre et Miquelon est passée sous régime vichiste après la bataille de France de 1940. Contre l'avis des alliés le général De Gaulle a envoyé les Forces navales libres pour récupérer l'archipel le 24 décembre 1941. L'amiral Muselier est entré dans la ville de Saint Pierre et a démis de ses fonctions le gouverneur, puis il a été demandé à la population par un vote leur choix d'adhérer aux Forces françaises libres. Saint Pierre et Miquelon, qui a donc été le premier territoire national libéré, a été reconnu au titre de Compagnon de la libération. Les habitants ont alors bénéficié d'une exemption au service national après la guerre. En 1967, le Général de Gaulle est venu sur l'île où il a été chaleurusement accueilli. A cette occasion il a offert à la ville un navire "Le croix de Lorraine"

Samedi 8 août

Dernier jour à St John's, dernier jour au Canada. Aujourd'hui le ciel est couvert. Nous prévoyons de visiter The Rooms, le musée de la ville, et de flâner dans le centre ville avant de prendre l'avion à 22h pour une arrivée à Londres à 6h30 dimanche matin.

Samedi 8 août 2015

Nous terminons notre séjour sous un ciel couvert. Ce matin nous sommes allés visiter The Rooms, le musée de l ville aux collections hétéroclites. Après quoi nous sommes partis pour le centre-ville qui était fort animé. A plusieurs endroits des artistes de rue se produisaient en spectacle. Nous avons dépensé nos derniers dollars dans les quelques boutiques de souvenirs que ‘l’on a pu trouver malgré que le tourisme soit reste encore peu développé.

Fait extraordinaire : à la sortie d’une boutique nous sommes tombés nez à nez avec Andrew et sa femme, le couple qui nous avait assisté lors de notre choque avec l’orignal a plus de 500 km de St John’s ! Décidément lors de ce voyage il nous est arrivé de multiples événements dont la probabilité était quasi nulle !!! Nous avons discuté un moment, malheureusement notre mauvais anglais ne nous a pas permis d’échanger aussi longtemps que nous l’aurions souhaité, tellement ils sont sympathiques. Nous avons immortalisé ce moment par une petite photo.

Nous voici au terminal de l’aéroport, notre avion décolle dans 2 heures. Nous partons avec plein de belles images en tête, un peu fatigués mais ravis par ce voyage aux multiples sonorités. D’abord, notre regard a été émerveillé par la beauté de la nature : baleines, icebergs, panoramas à couper le souffle mais également il a été surpris par l’immensité des forêts et des lacs.  Ensuite, nous avons découvert ces terres chargées d’histoires : Amérindiens, viking, la confrontation franco-anglaise et le rôle prédominant lors de la seconde guerre mondiale. Enfin, ce fût une immersion culturelle dans un pays totalement anglophone mise à part notre petite parenthèse française à St Pierre et Miquelon, où nous regrettons de n’être restés que 3 jours…

Une fois de plus la phrase de Ilka Chase se confirme : « Voyager est un triple plaisir : l’attente, l’éblouissement et le souvenir »

 

Et voilà, dernier vol...

Dimanche 9 août 2015 - Le matin

Ici Londres, les français parlent aux français. Voici quelques messages personnels : les zombis errent dans l'aéroport, je répète, les zombis errent dans l'aéroport.

Voilà ce que donne une nuit blanche...

Dimanche 9 août 2015 - Fin de journée

Notre avion (le 7ème en 3 semaines !) s'est posé à St Exupery avec un peu de retard. Nous avons retrouvé la bonne organisation française au passage de la douane avec quelques passagers qui essayaient de roustiller des places dans la file d'attente ! Ensuite nous avons attendu, attendu, attendu nos bagages...Enfin il faut dire qu'au départ nous n'étions pas vers les bons tapis. En effet, au bout de quelques minutes ne reconnaissant pas les passagers qui attendaitent eux aussi leurs valises (ils avaient pour la plupart le teint bien mat), nous avons vérifié sur l'écran de contôle et celui-ci indiquait : bagages en provenance de Casablanca !!! Après avoir trouvé le bon tapis roulant, nous avons encore attendu plus de 3/4 d'heures à tel point que l'on a bien cru que nos valises n'avaient pas été transférées. Nous étions une vingtaine dans ce cas. Mais finalement tout le monde a récupéré son bien. Il nous restait à prendre la navette pour rejoindre le parking puis prendre la voiture pour rejoindre la maison et retrouver nos 2 matous.

Mardi 11 août 2015

Ah les retours de vacances...Qui aime cela ? Retour aux lessives, au remplissage du frigo, au ménage (il n'y avait personne pour salir mais les araignées en ont profité joyeusement pour tisser quelques toiles - heureusement que nous ne sommes pas partis 1 mois de plus !), retour aux factures, retour aux actualités françaises, retour aux rendez-vous, bientôt retour au travail, retour à une vie normale quoi ! En même temps c'est grâce à tout ceci que l'on apprécie tant les vacances !

Il va nous falloir quelques jours pour trier les photos et les vidéos dont le nombre total ne doit pas être loin de 3 000 voir plus, afin de préparer un petit diaporama souvenir...

J'espère que ce petit blog vous aura plu et pourquoi pas donné envie de découvrir un jour par vous-même Terre-Neuve et St Pierre et Miquelon.

A bientôt

Mercredi 19 août 2015

LE DIAPORAMA (durée 22 minutes) !

Pour visionner notre diaporama, la meiileure façon (pour une bonne qualité d'images) est de le télécharger sur notre Cloud Orange au lien suivant (cliquez une fois dessus puis ensuite sur télécherger un peu plus haut et enfin enregistrer le fichier - ok) :

share.orange.fr/#tIjH2NilAf2a196aec3a

 

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